Je me demande d' où vient son amour
Pour les roses blanches...
Elle...jolie femme aux yeux papillons
De turquoise et de jade saupoudrés,
Elle...souffle accompli en mon giron
Un matin de juin, au printemps vouée.
Elle n' aimait encor les roses blanches
Mais ses tout premiers pas trotte-menu
La portaient, en semaine ou en dimanche,
Toujours au jardin, frêle et têtue.
Attrait spontané, attrait innocent,
La princesse en botillons s' égarait
Parmi les corolles au charme indécent,
Et souvent sur son doigt le sang perlait...
A t'elle parlé à la fée des roses ?
Roses de printemps ou roses d' automne,
Ses fragiles lèvres en métamorphose
Les ont cueillies, avant qu' elle ne moissonne
Ces grains de lune, ces joyaux vivants
Comme disait Lorca, dans les bouquets
Pimpants et parfumés de son amant
Où roses et larmes jouent de leurs secrets.
Je vois maintenant d' où vient son amour